Vocabulaire de l'audiophile

Soumis par duron le jeu 14/01/2021 - 11:16

Vocabulaire utilisé lors des écoutes.

Lorsqu’on lit des comptes rendus de séances d’écoute, le vocabulaire utilisé y est parfois quelque peu, hum ..., original dirons-nous! Nous allons essayer de structurer un peu cela.

On part de thèmes, on les définit, et on liste les qualificatifs que l’on peut lier à ceux-ci.

On part des thèmes que l’on peut qualifier d’objectifs et on va vers des thèmes plus subjectifs.

Le spectre :

On commence par parler du spectre, de la plage de fréquence, en parlant des 3 grandes divisions : aigu, médium et basse.

Les aigus

Peuvent être agressifs ou non, froids ou non, fins, détaillés, ciselés, durs, métalliques, soyeux

Le médium

Peut-être ample, fluide, clair

Les basses (le grave)

Peuvent être :

abyssales, amples, baveuses, dégraissées, fermes, grasses, inexistantes, lourdes, molles, nerveuses, précises, profondes, rapides, sèches, tendues, trainantes …

On parlera encore de la tenue du grave et de son impact

L’équilibre :

Plus précisement, l’équilibre tonal. Il s’agit ici de voir si l’un des 3 éléments cités plus haut est mis en avant, ou, au contraire, si le tout est équilibré.

 La restitution – le message :

L’analyse

Est-ce que ce qu’on entend est défini, précis, est-ce que l’on discerne bien tous les instruments, ou, au contraire, est-ce que c’est brouillon, a-t-on l’impression d’une grosse soupe.

La découpe 

Est-ce qu'on distingue bien chaque instrument ou, a-t-on ici aussi l'impression d'une grosse soupe

On parle d’un système transparent ou pas, aéré

Les détails

c’est la capacité pour un matériel A à extraire plus d’un support que ne le ferait un matériel B (support = CD ou vinyle, ou tuner, ou fichier Flac).

On parle d’un système analytique ou pas

L’image sonore : 

On parle encore de la scène sonore, de la spacialisation

Capacité à restituer le son dans l’espace. Avez-vous l’impression d’être devant un orchestre, avec une image large, qui s’étend au delà des deux hp, ou devant deux points sonores ?

Celle-ci sera large, ouverte, profonde, équilibrée, inexistante

Tout est bien en place, la présence des voix est fabuleuse, la scène sonore déborde, on ne localise plus les enceintes… c’est beau, ça respire, il y a de l’espace entre les instruments.

« une profondeur offrant un relief bleuffant »

Les timbres :

Capacité à restituer le son d’un instrument ou d’une voie « à l’identique ».

On parlera de fidélité, de précision, de respect.

Les harmoniques :

On parle de richesse harmonique

 La dynamique :

Capacité à être aussi rapide que le message original, sur toutes les notes. On parle également du temps de réponse, du temps de montée, des « attaques », de la nervosité, du trainage

Celle-ci peut être : molle, présente, vigoureuse

La présence :

C’est la faculté d’un système de donner l’impression que l’on est devant les musiciens, qu’ils sont « présents » devant nous. Par exemple :

  • Les enceintes à haut rendement offrent plus de présence que les enceintes à bas rendement.
  • Les enceintes de gros volumes offrent plus de présence que les formats « bibliothèques ».

La signature sonore:

C'est un cocktail de tout ce qui précède

Il est indéniable que JBL et B&W, pour prendre deux cas évidents, ont tout deux des signatures sonores différentes.

On peut également parlé des sonorités des enceintes américaines versus sonorités des enceintes anglaises.

Idem pour la sonorité des enceintes haut rendement versus sonorité des enceintes bas rendement.

Idem pour la sonorité vinyle versus la sonorité CD, analogique versus numérique.

Idem pour la sonorité des amplis à tubes versus la sonorité des amplis à transistors. Et au sein de chacune de ces catégories, chaque marque de hifi vintage a également une sonorité qui lui est propre. Idem pour chaque type de tube : un KT88 ne sonne pas comme une EL34.

Idem enfin, pour ce qui nous occupe, de la sonorité vintage comparée à la sonorité de la hifi contemporaine.

On parlera encore de couleur, d'esthétique sonore.

On peut en discuter pendant des heures, mais, le seul conseil à donner et d’aller écouter, et écouter encore. Faites-vous votre propre opinion.

« Always believe your ears! »

L’écoute : 

Et oui, l’écoute, c’est à dire le temps passé à écouter, peut elle-même être critiquée.

On parlera d’écoute fatigante ou non

La musicalité :

Qu’est-ce que la musicalité, une mesure du plaisir ?

Peut-être tout simplement sa capacité à plaire à nos oreilles, peut-être aussi une autre manière d’évoquer le plaisir que l’on éprouve à écouter cette chaîne ? Il y a en effet des chaînes qui plaisent plus que d’autres à l’écoute, sans que l’on puisse vraiment savoir expliquer pourquoi. On dirait que ce qui en sort est plus harmonieux. Mais peut-être est-ce plus flateur tout simplement (toujours cette subjectivité de l’écoute, et, plus fondamentalement encore, la subjectivité du plaisir).